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Rencontres lectures

 Une fois par mois le mercredi à partir de 20 heures 30, venez participer à une rencontre autour des lectures de chacun. Ce moment convivial est né d’un double besoin, celui de pouvoir échanger sur ses lectures et celui d’avoir des pistes, des envies à partir des propositions des autres lecteurs.

De ces deux demandes s’est mis en place ce moment de rencontre ouvert à tous durant lequel chacun peut prendre la parole ou simplement écouter les autres. A chaque séance une liste est établie et les livres circulent par l’intermédiaire du personnel de la médiathèque. Un compte rendu et les dates de rendez-vous sont disponibles.

Œuvres proposées pour le mercredi 2 Mai 2018 à 20h00

L'art de perdre

par Alice Zeniter
L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ? Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un "harki". Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ? Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l'Algérie, des générations successives d'une famille prisonnière d'un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d'être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

Légende d'un dormeur éveillé

par Gaëlle Nohant
La romancière retrace la vie du poète surréaliste Robert Desnos. Elle le suit dans Paris, à Cuba ou à Belle-Ile, décrit ses séances de spiritisme, les soirées en compagnie d'Eluard, de Man Ray ou de Picasso et raconte ses derniers jours, au camp de Theresienstadt.

Les huit montagnes

par Paolo Cognetti
Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes. Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana, au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers, puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié. Vingt ans plus tard, c’est dans ces mêmes montagnes et auprès de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son passé – et son avenir. Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage et de filiation.

Une putain d'histoire

par Bernard Minier
Une sombre histoire où l'intimité est une illusion. Le narrateur commence par évoquer le moment où il nage vers la pointe d'une l'île, en pleine tempête, sous le choc de la vision d'une main spectrale qui a émergé des flots avant de s'y abîmer définitivement. Publié au Canada sous le titre Et il ne restera plus rien.

Yeruldelgger (3) : La mort nomade

par Ian Manook
Yeruldelgger, commissaire de police à Oulan-Bator, souhaitait prendre une retraite bien méritée mais ce sera pour plus tard : un enlèvement, un charnier, un géologue français assassiné et une empreinte de loup marquée au fer rouge sur les cadavres de quatre agents de sécurité requièrent ses services. Une plongée dans les malversations des compagnies minières et les traditions ancestrales mongoles.

Des hommes sans femmes

par Haruki Murakami

Les vies de papier

par Rabih Alameddine
Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des oeuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov. À la fois refuge et " plaisir aveugle ", la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante. Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth. Roman éblouissant à l'érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d'amour à la littérature. Finaliste du National Book Award 2014 et du National Book Critics Circle Award 2015, et lauréat du California Book Award 2015
Malvoyant
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